Un début difficile

Publié le par dydiie

Un début difficile

Lors de la grossesse, nous sommes énormément suivis par les différents corps de métier : sage-femme, échographe, médecin etc.…

On nous prépare même pour l’accouchement avec des cours spéciaux, mais qui nous prépare pour" l'après " ?

Personne… on se retrouve seul avec notre bébé et nos doutes les plus profonds …

Les débuts avec bébé Sandro ont été énormément dur psychologiquement comme physiquement, et ça je ne m’y étais pas préparée et je n’aurais jamais imaginée que ça serait comme ça.

Je me suis senti seul avec ma détresse et toutes mes questions.

Dès le début, Sandro pleurait énormément, même toute la journée quasiment non Stop. .. impossible de le calmer que ce soit par des câlins, des massages etc.… c’était vraiment un enfer !

Je ne pouvais même pas sortir dans un magasin avec lui car même en promenade, il pleurait.

On a été à la pmi pour avoir des réponses à nos questions mais c’est une chose que je n’aurais jamais dû faire... . J’ai été rabaissée plus bas que terre en insinuant que je ne savais pas faire, que c’était à cause de nous, en gros qu’on était de mauvais parents…

Avec chéri on était au bord de la rupture… avec la fatigue physique et morale, on ne se comprenais plus .

Après son congé paternité, il est retourné travailler et donc il n'arrivait pas à croire que Sandro n’avait pas arrêté de pleurer de la journée et me disait " arrête d’abuser il n'a pas dû tant pleurer que ça"

ça me rendait folle car je savais quand même que c’était la vérité... . C’était bien moi qui avais dû subir les pleures sans cesse…

Il y a eu aussi les biberons… Sandro mettait plus d’une heure à boire son biberon et pleurait même pendant celui-ci ! On a essayé 5 sortes de lait, des biberons différents etc.…Mais rien y faisait. ..

Ça devenait une vraie corvée de lui donner le biberon alors que ça aurait dû être un moment de tendresse.

Au lieu d’être la plus heureuse, je me suis enfoncée dans une déprime totale, je pleurais à longueur de journée, j’étais très fatiguée, je ne ne rigoler plus et voyais la vie en noir. Moi qui m’imaginais me promener fièrement avec mon enfant, passer de belle journée avec lui, c’était tout l’inverse …

J’en venais même à me poser la question « mais pourquoi ai-je fait un enfant ? » L’heure était grave pour en venir à se poser cette question-là…

Puis quelques mois après, j’ai commencé à le mettre chez nounou, qui m’a conseillé d autres tétines de biberon et là … Miracle ! Il est passé de plus d’une heure à boire ses biberons à seulement 15 min :o une victoire !

Pour ses pleurs continuels, on n'a jamais trop su pourquoi…C’est au fil du temps que ça s'est calmé . .. plus il a grandi plus il s’est calmé et plus c’était hyper agréable de passer des journées avec lui jusqu’à même pouvoir enfin sortir ensemble et là j’étais la plus heureuse !

Je me suis sorti de ma déprime en février lorsque j’ai commencée à travailler à la poste ! Ça m'a fait énormément de bien de reprendre une vie active, voir des gens etc.… et honnêtement il était temps car j’étais vraiment au plus mal et mon couple aussi.

On se demande toujours qu’est-ce qu'on peut faire de plus ?

Qu’est-ce qu'on fait de mal ?

Comment peut-on améliorer ?

Et on en arrive à se dire qu'on est une mauvaise mère au final et que ce rôle n’est peut-être pas pour nous. ..

Mais lorsque l’on arrive à remonter à la surface, on oublie toutes ses questions et on prend enfin confiance en nous et bordel que sa fait du bien !

Pour toutes les jeunes mamans qui, comme moi, passent par cette période-là, sachez que ça passera, garder confiance en vous et surtout PARLER ! Il ne faut pas trop refouler tout car parler libère plus qu’on ne le pense !

N’hésitez surtout pas à vous faire aider, sa ne fait pas de vous une mauvaise mère et ça vous permet de reprendre des forces !

Ma maman m’a beaucoup aidé au début en gardant plusieurs fois Sandro et je n'ai pas honte de le dire, oui, à seulement 3 semaines, il allait déjà dormir chez elle quelques fois, mais sa me permettais de récupérer physiquement et moralement et sans sa, je ne pense pas que j’aurais tenu .
J’enviais vraiment les mamans qui avaient des bébés sages et qui ne pleurais pas, et si vous êtes une future maman je vous souhaite d’avoir un bébé sage car croyez- moi, des pleurs h24 c’est énormément dur !

À cause de ceci , j’ai eu beaucoup de mal à créer un lien avec mon fils, mais lorsque j’ai remonté à la surface le lien s’est enfin créée et depuis c’est un pur bonheur, rempli de plein d’amour et de rire <3

 

Un début difficile

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lacabanedezeph 22/05/2020 12:03

c'est une honte pour la PMI, elles ne sont pas toutes comme ça, heureusement mais là c'est du n'importe quoi. La dépression post partum n'arrive pas qu'aux autres et le but est de soutenir les parents et les accompagner dans leur rôle pas de les enfoncer :/

Pour les pleurs, peut-être que Sandro était un BABI (enfant aux besoins intenses qui pleurent enormément, ressent les émotions+++), ou avait un reflux.

dydiie 22/05/2020 12:49

Pour le reflux non ça a été écarté mais comme tu dit effectivement je pense que c'était un BABI...

Albertier 03/12/2018 22:14

Kertzinger Christine 01/12/2018 22:26

Magnifique témoignage ..
C'est vrai qu'il n'y a pas de mode d'emploi et qu'il faut beaucoup de patience...
De plus les jeunes mamans ont peur de tout et ça n'arrange pas...
Cest courageux de demander de l'aide et d'avoir la chance d'avoir une maman disponible et disposee c'est merveilleux..
Bonne continuation à toi et ta petite famille ????